Pomellato à Paris, l’élan d’une vision
À partir du 24 juin, le Palais de Tokyo accueille la première exposition parisienne de Pomellato.

Il existe parfois dans l’histoire des maisons de joaillerie un geste fondateur qui dépasse la seule création. Pour Pomellato, ce geste remonte à 1967. Cette année-là, dans une Italie traversée par les mutations sociales, culturelles et esthétiques, Pino Rabolini imagine une autre manière de porter le bijou. Moins cérémonielle, plus instinctive. Moins tournée vers la représentation que vers l’expression de soi.

1996 STARLIGHT RINGS BY POMELLATO © POMELLATO

2004 CARAMELLE rings by POMELLATO © POMELLATO
L’exposition Pomellato, Le Joaillier Révolutionnaire revient sur cette aventure, conçue sous le commissariat d’Alba Cappellieri, plus qu’une rétrospective, le parcours éclaire la cohérence d’une pensée qui a accompagné près de soixante années de création.

Le nom même de la Maison contient déjà une part de cette histoire. Inspiré du cheval pommelé, choisi par Rabolini comme symbole d’élégance, de mouvement et d’indépendance, il annonce une vision où la joaillerie refuse l’immobilité. Très tôt, Pomellato s’affranchit des conventions du secteur. Les chaînes deviennent des objets de design à part entière. Les volumes gagnent en présence. Les pierres sont choisies pour leur personnalité autant que pour leur valeur. Le bijou cesse d’être un simple signe de statut pour devenir un compagnon du quotidien.

1968 RICCIOLO bracelet by POMELLATO © POMELLATO

L’exposition dévoile cette évolution à travers plusieurs chapitres. Les créations emblématiques dialoguent avec des archives et des dessins, révélant une maison qui a constamment cherché à rapprocher artisanat et modernité. Des chaînes Gourmette aux silhouettes d’Iconica, des cabochons généreux aux compositions colorées de Nudo, chaque collection témoigne d’une même volonté : inscrire la joaillerie dans la vie réelle.


L’une des sections les plus marquantes est consacrée à l’image. Bien avant que les frontières entre luxe, photographie et culture visuelle ne deviennent poreuses, Pomellato fait appel à des auteurs dont le regard dépasse le cadre publicitaire. Gian Paolo Barbieri, Helmut Newton, Albert Watson, Herb Ritts ou Michel Comte construisent au fil des décennies un langage visuel singulier. Le bijou y apparaît comme un prolongement de la personnalité plutôt qu’un objet isolé.



Cette attention portée à la représentation des femmes traverse l’ensemble du parcours. Depuis ses débuts, la Maison s’adresse à celles qui choisissent leurs bijoux pour elles-mêmes. Une conviction qui trouve aujourd’hui un prolongement dans l’initiative Pomellato for Women, consacrée à la sensibilisation et à la promotion de l’égalité.

À Paris, cette première exposition offre ainsi un regard sur l’histoire d’une maison, mais aussi sur les transformations d’une époque. À travers ses bijoux, ses images et ses engagements, Pomellato raconte comment la création peut accompagner les évolutions de la société sans jamais perdre de vue l’émotion du geste artisanal.
Exposition :
Du 24 juin au 20 juillet 2026 Palais de Tokyo
Entrée gratuite sur réservation











