Diamants d’Exceptions

Le Graff Lesedi La Rona au classement des diamants les plus exceptionnels de tous les temps.

Laurence Graff a marqué l’histoire au fer rouge avec le diamant record Lesedi La Rona.

Le Graff Lesedi La Rona au classement des diamants les plus exceptionnels de tous les temps.Photo publiée avec l’aimable autorisation de Graff
Photo publiée avec l’aimable autorisation de Graff

Quand le Lesedi La Rona a été trouvé au Botswana, en 2015, le gargantuesque diamant brut de 1 109 carats est entré dans l’histoire en tant que deuxième plus gros diamant d’appellation de pierre gemme au monde.

Seul le diamant Cullinan de plus de 3 106 carats, découvert il y a plus d’un siècle, a surpassé ce record. Ce dernier avait permis la réalisation des précieux joyaux présents sur la Couronne Britannique – y compris celle des diamants présents sur le sceptre de la reine et sur la couronne impériale. Ceci en dit long sur le potentiel exceptionnel du Lesedi La Rona.

Depuis qu’il a été découvert, Laurence Graff n’a pas quitté le Lesedi La Rona des yeux. Une pierre de cette taille et de cette qualité sera sans aucun doute génératrice de pierre polies de première qualité et de gloire pérenne.

Pour cet homme doté d’un appétit insatiable pour les diamants c’était l’occasion du siècle.

Graff Lesedi La Rona : À combien s’est élevé l’achat du deuxième plus gros diamant brut d’appellation de pierre gemme au monde ?

Le diamant, gros comme une balle de tennis, est surnommé le Lesedi La Rona ce qui signifie « lumière » en tswana, la langue parlée au Botswana ; il fut acquis par Graff auprès de la Lucara Diamond Corporation en 2017 pour 53 millions de dollars, une somme jamais atteinte auparavant pour une pierre brute.

Au fil des décennies Graff s’est bâti une réputation d’acheteur farouche en acquérant les meilleurs diamants, ainsi qu’en surenchérissant sur les mises de ses rivaux lors d’enchères publiques.

Cependant, l’achat du Lesedi La Rona se déroula différemment. Ce n’était pas qu’un simple diamant énorme. Cette pierre allait pouvoir assurer l’héritage de Graff, le Roi des Diamants.

« C’était la première fois depuis plus de 100 ans que la chance de tailler une pierre aussi historique se présentait, ce qui était extrêmement enthousiasmant » a déclaré Laurence Graff. « Nous nous retrouvions avec le devoir immense de tailler le plus beau diamant imaginable. Nous devions rendre hommage à la beauté naturelle et irréprochable de cette pierre brute. »

Une fois entre ses mains, Graff n’a imposé aucune limite en termes de ressources et de temps pour réaliser le diamant parfait. Il a passé près deux ans à superviser la taille et le polissage du diamant. Des mois d’analyses conduites par des tailleurs experts et des gemmologues d’Anvers ont été nécessaires avant même que la première taille soit réalisée.

Graff Lesedi La Rona diamond
Photo publiée avec l’aimable autorisation de Graff

Plus le risque est important et plus la récompense est conséquente.

Passion and provenance aside, this was a high-risk undertaking: Any mistake meant the stone could crack or break apart, and the ch

Ce fut une initiative à haut-risque : une seule erreur pouvait briser ou fissurer la pierre et les chances de produire le plus gros diamant de qualité supérieure ne se représenteraient plus.

Graff Lesedi La Rona raw diamond
Photo publiée avec l’aimable autorisation de Graff

Après avoir investi 53 millions de dollars dans la pierre brute, Graff avait pour but de fabriquer un diamant poli géant, mais il se heurta à des réticences. Son équipe utilisa un logiciel élaboré sur mesure qui permit aux gemmologues d’examiner le diamant en profondeur et d’évaluer ses imperfections naturelles. L’équipe a d’abord conclu qu’il allait être impossible de tailler un diamant entier de 300 carats. Graff, lui, n’était pas d’accord et a donc mis l’équipe au défi de réaliser la plus grosse pierre possible.

Graff Lesedi La Rona raw diamond
Photo publiée avec l’aimable autorisation de Graff

Dans un premier temps, le diamant a été taillé avec des lasers ultra-modernes, puis il a été confié à une équipe de maîtres artisans, qui a passé des centaines d’heures à polir la pierre pour obtenir une surface aussi lisse qu’un miroir.

Graff Lesedi La Rona raw diamond
Photo publiée avec l’aimable autorisation de Graff

Graff a réalisé la production du diamant de ses rêves tout en battant deux records du monde.

Graff a battu tous les records : La pierre brute a permis la production d’un diamant de 302,37 carats, baptisé le Graff Lesedi La Rona, et qui détient le record du monde du plus gros diamant des plus exceptionnelles couleur et pureté, certifiées par le GIA ainsi que du plus gros diamant carré de taille émeraude du monde.

La pierre brute a aussi permis de produire 66 autres diamants, allant de moins d’un carat à environ 26 carats, et portant tous l’appellation prestigieuse : Graff Lesedi La Rona et son numéro GIA unique.

Graff Lesedi La Rona raw diamond
Photo publiée avec l’aimable autorisation de Graff

Quelle est la valeur du diamant Graff Lesedi La Rona ?

C’est en novembre 2019, que le diamant Graff Lesedi La Rona fut enfin révélé au public, et c’est Graff, âgé de 83 ans, qui possède toujours cette merveille. « Mon histoire d’amour avec les diamants durera toute ma vie et la fabrication du Graff Lesedi La Rona a été un honneur immense », déclara-t-il dans un communiqué.

La maison de joaillerie n’a pas voulu communiquer la valeur du diamant. La pierre la plus similaire est un diamant de taille rectangle de 163,41 carats, qui s’est vendu en 2017, à Genève pour la modique somme de 33,7 millions de dollars chez Christie’s. Pourtant ce dernier est considérablement plus petit que le Graff Lesedi La Rona.

Après avoir attendu plus d’un siècle pour pouvoir dénicher un diamant de cette taille et de cette qualité, Graff ne le vendra sûrement pas de sitôt.

Ce qui rend cette pierre encore plus significative – outre sa taille et les records qu’elle a battus – est le fait qu’elle a été découverte au Botswana.

Depuis que les premiers diamants ont été découverts au Botswana à la fin des années 60, le gouvernement a travaillé en étroite collaboration avec les sociétés minières et les communautés locales afin de permettre une extraction responsable pour le bien des citoyens. En conséquence, le Botswana est devenu le pays le plus riche par habitant du continent africain. Les ressources accumulées grâce à l’industrie minière du diamant ont permis de construire des écoles, des routes, des hôpitaux et bien plus, tout en préservant stratégiquement les merveilles naturelles du pays. Ce pays est sûrement le meilleur exemple des bienfaits notables de la collaboration entre les sociétés minières et les gouvernements locaux.